C'est reparti pour les purges en Turquie: Erdogan a fait arrêter plus de 1.000 personnes

Dix jours après un référendum qui lui a conféré encore plus de pouvoirs,  Recep Tayyip Erdogan a décidé de lancer une nouvelle phase de répression en Turquie. Plus de 1.000 personnes ont été arrêtées et près de 9.000 policiers ont été suspendus de leurs fonctions. Leur "crime"? Ils sont soupçonnés de faire partie du réseau du "traître" Fethullah Gülen.

La Turquie n'avait pas connu une purge aussi violente depuis plusieurs mois. Mais il faut croire que le récent référendum a donné a reboosté le président Recep Tayyip Erdogan. Celui-ci a ordonné l'arrestation de 1.120 personnes à travers tout le pays mercredi, a fait savoir l'agence de presse Anadolu. En tout, 3.200 personnes sont visées par un mandat d'arrêt.

Toutes sont soupçonnés d'être en lien avec le réseau du prédicateur Fethullah Gülen, celui-là même qui serait derrière le putsch manqué de juillet dernier à en croire Erdogan. Comme si cela ne suffisait pas, 9.100 policiers ont également été suspendus de leur fonction, a communiqué la police. Eux aussi sont soupçonnés d'avoir des liens avec Gülen.

46.000 personnes arrêtées

Depuis juillet dernier et le putsch manqué, près de 46.000 personnes ont déjà été arrêtés par le régime d'Erdogan.

Toujours en raison de leurs supposés liens avec le "traître" Gülen, exilé aux États-Unis et qui a d'ailleurs toujours nié toute implication dans ce coup d’État. Des explications qui n'ont jamais convaincu Erdogan, qui espère toujours obtenir son extradition de la part de Washington...

En attendant, il a multiplié les purges dans la société civile, l'armée, la police mais aussi la justice et l'éducation. En tout, près de 100.000 personnes ont déjà été virées ou suspendues.

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