Non, les F-16 belges ne sont pas responsables du bain de sang qui s'est produit à Mossoul

Les F-16 de l'armée belge n'ont pas participé au raid aérien de la coalition internationale contre l'État islamique qui a fait plus de 200 morts en mars à Mossoul. C'est ce qu'indique des sources proches de la VRT ce mardi.

Le 17 mars, une attaque aérienne extrêmement violente s'est abattue sur la ville de Mossoul, deuxième ville d'Irak. Menée par la coalition internationale contre l'État islamique, elle a causé la mort de plus 200 personnes, dont au moins 130 civils. Le ministre de la Défense Steven Vandeput avait confirmé que les F-16 belges étaient en l'air au moment de l'attaque mais le doute planait quant à leur implication.

Ce mardi, le doute est finalement levé. Non, les F-16 belges n'ont pas participé au bombardement meurtrier, nous apprend la VRT, qui cite des sources proches du dossier. La coalition internationale a examiné les données relatives aux avions de combats en vol ce jour là et il semblerait qu'aucun avion de l'armée belge ne soit responsable de ces dizaines de morts.

Les F-16 n'étaient pas seuls

Les F-16 belges étaient en l'air ce jour-là mais ils n'étaient pas seuls. Au moins deux autres pays de la coalition étaient de la partie ce 17 mars. Les États-unis ont indiqué qu'ils étaient sortis à cette date mais ils n'ont pas précisé si eux-mêmes avaient une quelconque responsabilité dans le bombardement.

La zone touchée ce jour là s'appelle Al Jadidah. C'est un quartier abritant de nombreux combattants djihadistes de l'État islamique qui utiliseraient les civils comme bouclier humain. Sur ce point, les F-16 belges sont tenus de respecter une règle: s'ils pensent que la zone urbaine qu'ils vont bombarder abrite de nombreux civils, ils ne lâchent pas leurs bombes. Mais bon, le risque qu'un avion belge soit, tôt ou tard, impliqué dans un incident impliquant des victimes civiles est toujours présent, rappelle la VRT.

Déjà lu?