Recruter sans CV? C'est le pari pour lutter contre le chômage à Bruxelles

Se voir refuser un job pour un CV pas la hauteur est malheureusement monnaie courante dans le monde de l'emploi. Nombreux sont les Belges qui n'ont pas suivi d'études supérieures et qui peuvent faire une croix sur pas mal de jobs. Pour contrer ça, la région bruxellois et l'Union des Classe Moyenne ont lancé leur projet "Jobcoach". L'objectif? Convaincre les employeurs de recruter sans CV ni lettre de motivation histoire de mettre tout le monde sur un même pied d'égalité.

Si il y a bien un monde où tout le monde n'est pas égal, c'est dans celui de l'emploi. Il y a tellement d'éléments qui conditionnent le recrutement que la discrimination à l'embauche est monnaie courante. Les diplômes, l'expérience, l'âge et les origines des candidats sont autant de facteurs qui joueront sur la décision finale de l'employeur.

Pour lutter contre cette discrimination, la région bruxelloise et l'Union des Classes Moyennes (UCM) lancent leur projet-pilote "Jobcoach", explique La Capitale. L'objectif de ce projet est de convaincre les employeurs de recruter sans l'aide de CV ou lettre de motivation. Pour les initiateurs du projet, il faut que ce soit les compétences mais surtout la motivation qui doivent primer lors de l'entretien d'embauche.

Lutter contre le chômage dans la capitale

À Bruxelles, 10% des Belges sont sans emploi tandis que 30% de la communauté maghrébine est au chômage selon La Capitale. Du coup, les pouvoirs publics essaient d'enrayer ce phénomène en mettant sur pied pas mal de projets, dont "Jobcoach". En tout, 745.000€ ont été investis.

Pratiquement, "Jobcoach" concerne les indépendants et entreprises de moins de 10 salariés dans le secteur marchand. Les employeurs de ce genre de sociétés devront recruter sans l'aide de CV et lettre de motivation. Ils devront se baser sur la motivation du candidat qu'ils ont en face d'eux mais aussi sur ses compétences, il ne s'agit pas d'embaucher des incapables. Pour ce faire, les employeurs seront accompagnés par des coachs et seront aidés pour recruter la personne idéale. On se retrouve dans une situation où ce n'est plus le chercheur d'emploi qui est accompagné et aidé mais l'employeur. Le monde à l'envers!

Une histoire de coaching

Comme expliqué ci-dessus, ce sont les employeurs qui doivent être formés. David Piscicelli, conseiller UCM à Bruxelles explique à La Capitale: "C’est compliqué pour les petites entreprises de trouver le bon employé, elles n’ont pas les moyens de faire appel à des cabinets de recrutement." Du coup, l'UCM leur propose un accompagnement par quatre coachs professionnels histoire de ne pas se tromper sur leur recrutement.

Cet accompagnement se compose de plusieurs étapes. Premièrement, l'employeur et le coach travailleront sur l'offre d'emploi en ne mentionnant pas les diplômes requis mais bien les compétences! Cette offre sera ensuite envoyée à Actiris, qui participe également au projet, pour qu'ils puissent sélectionner des candidats. Un fois sélectionnés, les candidats rencontreront les coachs et passeront une série de tests "neuro-cognitifs" et seront soumis à des mises en situation. Malgré tout, le choix final reviendra à l'employeur.

"C’est un processus plus long, où les personnes ont pu, avec les tests, montrer leur motivation et leurs qualités. Cela permet de limiter la discrimination, qui se fait sur des mécanismes de pensée très rapides" explique David Piscielli, toujours pour La Capitale. L'expérience a déjà commencé et se terminera fin 2017. En tout, l'UCM espère travailler avec plus de 30 employeurs différents.

Si tu galères pour trouver du boulot, montre que tu es motivé et tu pourras peut-être trouver ton bonheur!

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