La SNCB répond au chaos de dimanche dernier: "250 personnes en trop dans le train? Tant que les portes se ferment..."

Dimanche soir, c'était le chaos sur les rails pour les voyageurs qui revenaient de la mer. 2.000 personnes ont été bloquées pendant plusieurs heures en gare de Wontergem, avec très peu d'informations. "Le train était trop rempli", soi-disant. Mais si tu as déjà pris le train un vendredi fin d'après-midi, tu t'es sans doute aussi retrouvé serré comme dans une boîte à sardines... Comment est-ce encore possible en 2017?

Encore une fois, il y avait trop de gens dimanche soir passé dans le train qui venait de la côte belge et qui se dirigeait vers l'intérieur des terres. Mais la situation a dérapé. 2.000 personnes, en tout, sont montées à bord... Si bien qu'une vingtaine de voyageurs ont commencé à se sentir mal et ont actionné le système d'alarme pour arrêter d'urgence le train.

Normalement, le train à deux étages était prévu pour accueillir 1.720 personnes: 1.400 assises et 320 debout. Il pouvait donc y avoir au maximum 30 personnes debout dans chaque wagon. C'est assez serré, mais cela peut quand même fonctionner. Or, dimanche soir, il y en avait 280 en plus et c'est devenu vraiment trop étroit. Les gens avaient l'impression d'étouffer et de se sentir claustrophobes.

La situation bientôt résolue?

Pourtant, un tel problème est facile à résoudre: ne pas laisser partir un train trop bondé, tout simplement. Ou, du moins, vérifier qu'il n'y a pas trop de gens debout ou assis par terre. Seulement... ce n'est le job ni du conducteur ni du contrôleur, explique Bart Crols, le porte-parole de la SNCB. "Un accompagnateur de train ne doit pas vérifier qu'il n'y ait pas trop de gens assis par terre. Il doit seulement contrôler si les portes se ferment bien et s'il peut exécuter toutes les procédures de sécurité. Dimanche, l'accompagnateur a jugé que oui c'était possible", précise-t-il.

Mais s'il y a trop de gens dans le train, le contrôleur peut-il réellement exécuter les procédures de sécurité correctement? "Pour l'accompagnateur, la priorité est la sécurité. Tant que la procédure de départ (le coup de sifflet, la fermeture des portes et la vérification que personne n'essaye d'entrer ou de sortir en dernière minute) est remplie en toute sécurité, il n'y a pas de problème et le train peut partir. Et si certaines personnes se sentaient mal dimanche soir, "c'est parce que l'air conditionné ne fonctionnait pas", selon Bart Crols. Mais bon, il y aurait déjà eu un peu plus d'air disponible s'il y avait eu moins de passagers dans ce train...

De son côté, TreinTramBus, l'association qui défend les usagers des transports publics s'est empressée de consulter la direction de la SNCB pour soulever ces pratiques. Si tout va bien, il y aura peut-être enfin une solution à la surpopulation dans les trains...

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