Gênant: entre deux missiles balancés en Syrie, Donald Trump prend (encore) le temps d'aller golfer

Que fait Donald Trump quelques heures après avoir balancé une cinquantaine de missiles Tomahawk sur la Syrie? Il s'offre une partie de golf. Le président américain est allé taper la petite balle blanche en Floride tout le week-end alors que la Russie ou l'Iran menaçaient les États-Unis de représailles. Bizarre.

"Le Président Obama est trop occupé pour parler de la Syrie au Congrès... Il joue au golf...": voilà ce que Donald Trump tweetait en 2013. Mais il faut croire que le golf est le sport idéal pour permettre aux présidents américains de se détendre. Car ce week-end, Trump était en visite à West Palm Beach en Floride pour améliorer son swing.

Seizième voyage pour golfer

Le problème, c'est que c'est déjà le 16e voyage du genre du milliardaire depuis son investiture, le 20 janvier dernier: oui, la presse US se fait un malin plaisir à les compter. C'est d'ailleurs la dixième semaine de suite que Trump s'éloigne de la Maison-Blanche pour aller se "ressourcer" dans une de ses propriétés, en Floride ou ailleurs.

Surtout, ce voyage survient alors que les États-Unis viennent de balancer une cinquantaine de missiles Tomahawk en Syrie, ce qui a terriblement tendu les relations avec la Russie ou l'Iran ces dernières heures. Entre deux putt, le président a donc dû gérer cette crise à distance, loin de la Maison-Blanche.

24 millions de dollars

Pour information, Barack Obama avait attendu presque cinq mois avant d'aller se détendre pour la première fois au golf, fin avril 2009. Trump n'aura mis que quelques jours avant de craquer et de faire exploser ses dépenses: comme le souligne The Independent, chaque voyage en Floride du genre coûterait environ 3 millions de dollars (2.8 millions d'euros) quand on additionne tous les frais (avion, sécurité...). Trump aurait donc déjà dépensé 24 millions de dollars (environ 22.5 millions d'euros) pour ses voyages privés: c'est quasiment autant que Barack Obama... pour ses deux premières années de présidence. Et ça aussi, c'est gênant.

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