Tu as la main verte et tu habites en ville? Les potagers urbains ont la cote, on t'explique le principe

Tu as la main verte et tu vis en ville dans un appartement sans jardin? Toi aussi participe à la vie collective de ta commune et rejoins le réseau des potagers urbains, un potager géant où tout le monde s'y retrouve. 

Si tu es de ceux qu'une pelle, du terreau et des plantes rendent heureux, mais qu'habiter en ville dans un petit appart' t'empêche d'assouvir tes pulsions de jardinage, ne cherche plus, les potagers urbains sont là pour ça. Et ils n'en finissent pas de fleurir. On les voit ici sur un balcon, là sur un bout de gazon entre deux immeubles, ailleurs sur un ancien terrain vague ou encore sur le toit d'un building. Même si ton balcon est un espace exploitable si tu désires avoir un petit coin de verdure en pleine ville, tu te rendras vite compte qu'on est vite restreints : faute d'espace, de temps, manque d'ensoleillement ou simplement de connaissances. Depuis un moment déjà, les potagers urbains sont partout et viennent transformer les citadins déconnectés de la terre en agriculteurs en herbe. Le principe est simple: chaque habitant cultive son lopin de terre gagné sur le béton et lorsque les légumes sont mûrs et prêts à être dégustés, chacun vient se servir au gré de ses envies. Et on n'y retrouve pas seulement les bobos en mal de verdure ou les résistants d'une industrie agroalimentaire toute puissante. Les potagers urbains réunissent toutes les générations confondues, différentes ethnies, des amateurs ou des connaisseurs de la récolte. Chacun y trouvent son compte et quelque soit les raisons, une chose est au moins sûr : bîner, bêcher, planter et empoter, c'est bon pour la santé!

Les potagers ont la cote

Cultiver ne semblent être qu'un prétexte pour certains. Il ne s'agit pas d'arrondir les fins de mois mais plutôt de créer une vie de quartier autour d'une activité agricole. Les habitants se réunissent régulièrement et profitent de cet instant pour s'évader de la vie citadine. Participer aux potagers collectifs permet de partager un véritable moment de convivialité et de créer de nouveaux liens sociaux. Dans un monde où on est connectés en permanence, potager en ville permet de relâcher la pression en plus de rencontrer du monde. Arroser ses tomates cerises et ses herbes aromatiques en pot sur son balcon demandera moins d'efforts que de retourner plusieurs mètres carré de terre dans un potager. Le jardin est bon pour la ligne mais pas seulement. Manger sain est devenu une obsession pour beaucoup d'entre nous, alors en cultivant ses propres légumes, on a enfin l'impression de maîtriser son alimentation. On réapprend à manger des choses savoureuses et de bonne qualité. On mange local et de saison. Et on évite du même coup, de se jeter sur des fraises arrivées dans les supermarchés dès février alors que la saison ne commence qu'en mai.

Comment ça fonctionne?

On a le choix de s'investir dans une parcelle collective ou alors de louer une zone d'exploitation privée. C'est-à-dire que soit tu te joins à la participation d'un potager collectif développé par plusieurs asbl, par exemple l'asbl de ton quartier. Soit, tu offres la possibilité à d'autres de venir potager sur ton lopin de terre précieux. Et tout ça bénévolement bien sûr. Car ces potagers sont avant tout le résultat d'une conscience collective, une volonté de manger sain, bio et local. Et pour tous les amoureux de la nature, de la campagne et des bons produits frais, il existe une carte interactive super bien foutue créé par Bruxelles Environnement pour savoir où aller potager près de chez toi!

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© Bruxelles Environnement

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