Donald Trump ne rigole plus: pour lui, Bachar el-Assad a commis "un affront à l’humanité" en Syrie

Donald Trump a décidé de se montrer plus agressif envers Bachar el-Assad et la Syrie. Le président américain a vivement critiqué son homologue syrien, qu'il a enfin reconnu coupable de l'attaque chimique supposée contre la population, qui a fait 72 morts civils dont 20 enfants. "Je ne dis pas à l'avance ce que je ferai", a-t-il précisé, laissant planer le doute sur la réaction américaine.

"Je ne veux pas faire partir Assad. Je suis inquiet de ce qui se passerait ensuite": voilà ce que tweetait Donald Trump en 2013. Mais il semble que le président américain pourrait avoir changé d'avoir. Après s'être refusé à taper sur le régime de Bachar el-Assad, il s'est montré bien plus offensif lors d'une conférence de presse donnée à la Maison-Blanche mercredi, en compagnie du Roi de Jordanie Abdallah II.

Il faut dire qu'il ne pouvait pas continuer à prendre le contre-pied de la communauté internationale, qui a dénoncé le dernier acte horrible commis par Assad: une attaque chimique contre son propre peuple, qui a fait 72 morts dont 20 enfants à Khan Cheikhoun selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Trump change d'avis sur Assad

"Quand vous tuez des enfants innocents, des bébés, avec un gaz toxique mortel, ça franchit de nombreuses lignes, plus que la ligne rouge", a accusé Trump. "Leur mort fut un affront à l'humanité. Ces actes odieux commis par le régime Assad ne peuvent pas être tolérés."

Le président américain fait ici directement allusion à la "ligne rouge" fixée par Barack Obama, qui avait promis d'agir contre le régime syrien en cas d'utilisation d'armes chimiques. "C’était des menaces vide", a accusé Trump, toujours prêt à taper sur les actions de son prédécesseur dès qu'il en a l'occasion.Que va-t-il désormais se passer? Trump assure que son "attitude vis-à-vis d'Assad a changé".

"Cette attaque sur des enfants a eu un énorme impact sur moi", a-t-il ajouté, tout en refusant de dire ce qu'il allait faire: "Je ne dis pas à l'avance ce que je ferai". C'est un sacré test qui s'annonce pour lui, alors que la Russie et Vladimir Poutine, qu'il a pris soin de régulièrement flatter, bloquent toute action de l'ONU pour condamner Damas et Assad. "Combien d'enfants vont devoir mourir avant que la Russie s'en souci", a carrément demandé Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU. Le vote prévu mercredi à l'ONU a ainsi été repoussé en attendant de trouver une solution. Elle viendra peut-être de Trump et des States.

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