Après une terrible attaque au gaz en Syrie, Donald Trump pointe du doigt... Barack Obama!

Une terrible attaque au gaz signée Bachar al-Assad en Syrie a choqué la communauté internationale. Suite à cette attaque, le président américain Donald Trump a remis la faute sur son prédécesseur Barack Obama qui "a agit trop faiblement". Mais en 2013, il tweetait le contraire...

Le président Donald Trump a été contraint de réagir suite à une attaque au gaz qui a fait plusieurs morts dans la province syrienne d'Iblid. Il y a au moins 58 morts mais le bilan pourrait être encore plus lourd. En effet, on parle là du terrible gaz Sarin: il commence par paralyser ses victimes avant de les étouffer. Parmi les victimes, on compte beaucoup d'enfants.

Presque tous les ONG et observateurs, mais aussi les États-Unis et l'Union Européenne indiquent que le président syrien Bachar al-Assad est derrière cette attaque. Ce dernier nie complètement avoir recours aux armes chimiques mais il est le seul à utiliser le gaz Sarin. Le conseil de sécurité de l'ONU s'est rassemblé en urgence pour discuter de cet incident.

"Les attaques aux armes chimiques en Syrie contre des innocents, des femmes et des enfants sont répréhensible et ne peuvent être ignorées par le monde civilisé", a déclaré Donald Trump dans un communiqué. Et sans attendre, Trump a pointé du doigt son prédécesseur: Barack Obama.

Il avait toujours dit que l'utilisation d'armes chimiques était "la ligne rouge" que Bachar al-Assad ne devait pas dépasser. Quand en 2012 le président syrien a commencé à utiliser du gaz, Obama avait réussi à faire pencher la balance en sa faveur. Finalement, un accord a été négocié avec la Russie et Assad a dû renoncer à utiliser ce genre d'arme. Mais maintenant, Donald Trump s'en prend à Obama.

"Le président Obama disait en 2012 qu'il y avait "une ligne rouge" à tirer contre l'utilisation d'armes chimiques mais il n'a rien fait", a déclaré Donald Trump dans un communiqué. Il s'agit d'une gifle dans le visage de son prédécesseur mais en même temps, il n'a donné aucune indication à propos d'une éventuelle répression vis à vis de Bachar al-Assad. En plus, il se contredit. En effet, il tweetait en 2013 sur l'intervention militaire de Barack Obama en Syrie. Selon Trump il ne devait rien faire: "Beaucoup de mauvaises choses vont se passer si l'on intervient et les USA n'ont rien à y gagner".

Bachar al-Assad menacé?

Tout cela intervient quelques jours après que Rex Tillerson, le ministre des Affaires étrangères américain, a affirmé la position laxiste des USA par rapport à Bachar al-Assad. C'est différent d'Obama qui n'aurait pas pu obtenir la paix tant qu'Assad restait au pouvoir. La Russie, qui soutient explicitement Assad, est très enthousiaste puisque le retrait du président syrien n'est pas nécessaire pour les États-Unis.

Tillersion a qualifié l'attaque de "brutale et franchement barbare". Mais dans sa déclaration, il n'a pas pas parlé d'un retrait de Bachar al-Assad. Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, parle lui de "terribles crimes". Il a suggéré que le président syrien devait se retirer et qu'il "n'y avait pas d'autre alternative".

La question est de savoir comment sera la pression des États-Unis après cette terrible attaque. Le problème, c'est que le président russe, Vladimir Poutine, soutient Bachar al-Assad en lui offrant des armes et des soldats. Au final, cette attaque ne provoquera que quelques réactions indignées et n'aura aucune incidence sur la place d'Assad.

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