Une équipe de réfugiés participera aussi cet été aux Jeux Olympiques de Rio

Les réfugiés aussi auront droit à leur heure de gloire lors des Jeux Olympiques à Rio, cet été. Une équipe d'athlètes réfugiés les représentera et défilera lors de la cérémonie d'ouverture sous la bannière olympique. Le but: attirer l'attention du monde sur leur sort et envoyer un message d'espoir aux réfugiés. 

Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO) a sans doute été bousculé par sa visite d'un centre d'accueil de migrants en Grèce. Il a ensuite décidé de profiter de la couverture médiatique des JO pour attirer l'attention sur le sort des "soixante millions de réfugiés qui souffrent dans le monde". Une équipe d'athlètes réfugiés les représentera en effet à Rio, en août 2016.

Ces athlètes auront leur propre uniforme et brandiront le drapeau avec les cinq anneaux olympiques.

Un symbole fort

La Grèce, touchée de plein fouet par la crise des migrants, est le berceau de l'olympisme. Or c'est actuellement la porte d'entrée vers l'Europe pour des milliers de migrants fuyant la guerre ou la misère. Et c'est aussi en Grèce, dans le Péloponnèse, que sera allumée en avril la flamme olympique. Thomas Bach a d'ores et déjà annoncé que le relais passerait par le camp d'Eléonas, où il s'est rendu.

Mais de qui donc sera constituée cette équipe? Rien n'est encore sûr, mais en décembre, le CIO avait déjà repéré trois candidats: "une nageuse syrienne qui s’entraîne en Allemagne, un judoka de la république démocratique du Congo réfugié au Brésil et une Iranienne pratiquant le taekwondo qui s’entraîne en Belgique". En tout, 43 candidatures sont examinées. L'équipe devrait être réduite à 10 sportifs maximum.

Une nageuse syrienne

Ysra Mardini est la nageuse syrienne qui s'entraîne à Berlin. Elle a raconté son histoire au Washington Post. Elle et sa soeur ont sauté d'un bateau en déroute dans la Méditerranée pour nager jusqu'à la côte et rejoindre saines et sauves l'île de Lesbos. Ysra Mardini a ensuite fait un long périple vers l'Allemagne, où elle vit actuellement. À Rio, elle veut nager non pas pour son pays, mais en hommage aux réfugiés qui, comme elle, ont risqué leur vie en quête d'un avenir meilleur.

Traditionnellement, le drapeau olympique regroupe des athlètes apatrides, provenant de pays en guerre ou non reconnus. Selon les Nations Unies, environ 20 millions de personnes sont réfugiées dans le monde. L'équipe de réfugiés aux JO représentera donc un groupe plus nombreux que la plupart des nations qui y participent. Ysra Mardini, entre autres, sera là pour leur donner un visage.

Sources: Le Monde, The Washington Post

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