C'est incompréhensible: un an après les attentats, la police n'a toujours pas accès aux vidéos de la STIB filmées à Maelbeek 

Voila encore une embrouille typiquement noir-jaune-rouge. Un an jour pour jour après les attentats de Bruxelles, la police n'a toujours pas accès aux vidéosurveillance de la STIB. Autrement dit, les autorités n'ont toujours pas pu analyser les images filmées lors de l'attaque de la station de métro de Maelbeek. 

Le 22 mars 2016, 17 personnes perdaient la vie dans une rame de métro dans la station Maelbeek. Un an plus tard, la police n'a toujours pas pu analyser les images filmées par les caméras de surveillance placées à hauteur de la station tristement célèbre. Comment est-ce possible? C'est en fait à cause d'un arrête royal qui n'a jamais été signé. Aaaah la Belgique...

Tout commence en 2007 où un projet de loi visant la cession des images de la STIB à la police est mis sur la table. Le projet de loi est ensuite voté en 2012, oui les Belges ne sont pas les plus rapides. Enfin, en 2015, la STIB et la police annonçaient de concert la signature du projet. Mais au final, il n'en est rien.

Un arrêté royal...inexistant

Contacté par la Dernière Heure, le ministère de l'Intérieur a révélé que cet arrêté royal...n'a jamais été rédigé. "Il n’est pas vrai de dire que l’arrêté n’a pas été signé car il n’a même pas été fait" précise la porte-parole Lauranne Van Dongen du ministère de l'Intérieur. "La loi de 2007 prévoyait le transfert des images entre STIB et police. Elle devait être suivie d’un arrêté royal mais il n’est jamais venu. Des discussions au sein du gouvernement fédéral sont en cours afin de conclure à des protocoles bilatéraux entre les parties concernées."

C'est véritablement incompréhensible quand on sait que ce partage d'images aurait sans doute permis de mieux gérer la catastrophe du 22 mars. Toujours selon la DH, ça commence à s'énerver à la police: "Demain, s’il y a un attentat, on n’a pas accès aux images, point-barre. Il y a un an, le jour du 22 mars, on s’est bien rendu compte que ces images nous auraient été utiles."

Pourtant, tout est en place

On pourrait se dire que les attentats auraient pu servir d'électrochoc et accélérer les démarches mais pas du tout. En fait, il ne manque plus que la signature de l'arrêté...Et sa rédaction. Comme l'explique la STIB, tous les éléments sont en place pour que le système fonctionne correctement: "Techniquement, tout est en ordre. Le partage d’images se fait sans problème. Mais les arrêtés d’exécution n’ont pas encore été pris" explique la porte-parole de la STIB Cindy Arents à la DH. Même chose pour Bruxelles prévention qui n'attend plus que l'arrêté du ministère de l'Intérieur.

Régler ce problème ne serait-il pas un moyen supplémentaire pour rendre hommages aux victimes du 22 mars?

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