Et si la reine Élisabeth II nous quittait? T'inquiète, les Britanniques ont un plan à plusieurs milliards d'euros

"The Bridge is down", voilà le nom de code qu'utiliseront les autorités britaniques pour annoncer la mort de la reine Élisabeth II. En fait, ils ont carrément tout un plan étalé sur plusieurs jours jusqu'à ses funérailles. Un peu morbide? Nul n'est éternel, pas même celle qui a accédé au trône en 1952. 

Noms de codes, émissions spéciales sur la BBC, exercices radio, succession. Tout a été prévu en cas de décès de la reine Elisabeth II, 90 ans et plus d'un demi-siècle sur le trône de l'ancien empire britannique.

1. Nom de code: "The Bridge"

Selon le Guardian, le premier qui est informé du décès de la reine est le premier ministre du Royaume-Uni. Suivent ensuite les 15 ministres des pays où elle est encore chef d'Etat et enfin les 36 autres pays du Commonweath. Le nom de code utilisé est: "The Bridge is down".

Une fois tous les dirigeants prévenus, vient ensuite Buckingham Palace, dont le personnel est prié de retourner chez lui pour une période indéterminée.

Pour la mort de son papa, le roi George VI, cette procédure avait duré quatre heures et le nom de code utilisé était: "Hyde Park Corner". A l'heure des réseaux sociaux et d'internet, cela devrait aller beaucoup plus vite. Ne fût-ce que pour éviter les fuites et les spéculations.

Enfin, viennent les ambassadeurs des pays étrangers par ordre d'importance. D'abord les pays amis et les monarchies européennes.

2. La presse

La monarchie britannique redoute évidemment aussi les fuites dans la presse. C'est pourquoi tout le monde sera prévenu en même temps. Les médias britanniques comme la presse étrangère. Mais seules les chaînes de télévision importantes et les agences de presse recevront un communiqué officiel.

A la BBC, le RATS pourra se mettre en action, c'est le "Radio Alert Transmission System". Derrière ce nom barbare se cache une procédure qui date de la guerre froide. Les programmes sont interrompus et des flashs spéciaux sont présentés au public. Ce système est aussi activé en cas d'attaque nucléaire ou de la mort du mari de la reine, de son fils Charles ou de son petit-fils William.

Jusqu'aux funérailles, toutes les stations radios jouent deux playlists: "Mood 1" et "Mood 2", soit la première plus neutre, avec une musique triste, et la deuxième avec de la musique funéraire.

Et au niveau des quotidiens, que se passe-t-il? Tout le monde est prêt bien sûr. Le Guardian avoue avoir une foule de journalistes prêts à s'occuper du sujet. Le Times a même de quoi tenir onze jours pour remplir son journal.

Les chaînes de TV sont aussi sur le qui-vive: les experts et les observateurs de la monarchie sont tous prêts à être appelés et ils s'entraînent déjà en studio. Un générique est déjà aussi réalisé et est constitué du drapeau de la famille royale, du chant patriotique Rule Britannia et de l'hymne national.

3. Le coût

Et puis il y a monsieur et madame tout le monde. Tous sont concernés car chacun peut rentrer chez soi avec un congé payé. Ils sont aussi prévenus, mais à l'ancienne, puisque qu'un laquais de Buckingham Palace affichera sur la porte du château un faire-part de décès, aussi visible sur le site web de la famille royale.

Suivent ensuite neuf jours de deuil national. Les marchés boursiers sont fermés ainsi que les banques du pays.

C'est tout? Non! Il y a le jour même des funérailles, soit 12 jours après le décès, acté par le médecin officielle de la reine. Le scénario prévoit pour l'instant une mort naturelle de la monarque, suite à une période de maladie. L'espace aérien est fermé ce jour là, un navire de guerre débarque sur la Tamise, et seuls les avions de chasses de l'armée patrouillent le ciel.

Lors de ces funérailles, une foule de trois millions de personnes est attendue par les autorités. Tu imagines un peu le coût que ça peut représenter en termes de sécurité. Le Royal Central l'estime à plus de 6 milliards d'euros pour le pays.

Et on ne parle même pas des nécessaires changements de pièces, de billets, des sceaux et de chaque casque de soldat britannique présent sur l'île ou à travers le globe.

4. Succession

Et puis enfin arrive Charles, héritier de la Couronne et fils de la reine Elisabeth II. Son couronnement a lieu le jour des funérailles mais ne sera effectif que six mois plus tard. Il pourra décider s'il change de nom et pourra régner sur ce qui reste de l’ancien empire britannique.

Déjà lu?