Il y aurait bien du harcèlement sexuel chez Uber: le CEO de la société a fait son mea culpa

Susan Fowler a dévoilé tout un pan de Uber que le public ne connaissant pas. Il y aurait de sombres affaires de harcèlement sexuel au sein de la boîte. Le CEO a organisé une réunion pour faire son mea culpa et promet de régler les problèmes et d'améliorer la positions des femmes au sein de la société.

Cela fait plusieurs jours que Uber est dans la tourmente. Une ancienne employée d'Uber a publié sur son blog un témoignage qui accuse la société de harcèlement. Elle explique avoir été victime d'harcèlement sexuel et de propos sexistes. Elle a reçu des propositions tendancieuses de la part d'un de ses supérieurs mais les ressources humaines n'ont pas bougé quand elle leur a raconté ce qu'il se passait. Elle explique aussi avoir eu vent d'autres témoignages similaires.

Lors d'une réunion ouverte à tous les employés, le CEO d'Uber, Travis Kalanick, a voulu faire son mea culpa. Selon les propos rapportés par plusieurs personnes ayant assisté à la réunion à Bloomberg. Il s'est excusé pour ne pas avoir répondu correctement à la plainte de Susan Fowler, l'employée harcelée. Le CEO s'est aussi excusé pour le manque de diversité au sein de l'entreprise et a promis de s'améliorer comme leader.

Améliorer la condition des femmes

"Le changement ne se déroule pas sans un catalyseur. J'espère qu'en prenant le temps de comprendre ce qui ne va pas et de le réparer, nous pouvons non seulement améliorer Uber, mais aussi contribuer à des améliorations pour les femmes de toute l'industrie" explique Arianna Huffington un membre de la direction de Uber sur leur blog.

Une enquête va être menée en interne pour mettre à jour les problèmes soulevés par Susan Fowler et sur la diversité chez Uber plus largement selon un mail qui a été envoyé aux employés. Car cette affaire de harcèlement n'est pas la première à laquelle fait face la compagnie. En 2014, Uber France n'avait pas hésité à être bien misogyne pour vanter sa société: il parlait d'être conduit par des "filles sexy".

Du sexisme dans toute la Silicon Valley?

Malheureusement, Susan Fowler n'est pas la seule victime de harcèlement sexuel. Selon une enquête qui date de 2016, 60% des femmes qui travaillent dans la Silicon Valley ont reçu des propositions sexuelles non voulues. 87% des 220 femmes qui ont été interrogées pour réaliser l'enquête ont été victimes de commentaires humiliants de leurs collègues. Et près de 40% des personnes harcelées n'ont pas signalé la situation de peur qu'elle ne nuise à leur carrière.

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