Bill Gates met sérieusement en garde: un nouveau type de terrorisme pourrait toucher 30 millions de personnes en moins d'un an

As-tu déjà entendu parler du bioterrorisme? Probablement pas. Ce nouveau type de terrorisme est pourtant latent, et nous devrions nous y préparer, selon Bill Gates. Il avertit qu'une future attaque biologique pourrait tuer 30 millions de personnes de par le monde en moins d'un an. Et l'épidémie pourrait nous prendre par surprise et débarquer d'ici dix à quinze ans.

À la Conférence de sécurité qui réunissait hier à Munich les principaux responsables de la diplomatie mondiale, Bill Gates a tenu un discours qui fout plutôt les boules. Pour lui, l'état de la sécurité sanitaire mondiale est alarmant et lié à la sécurité internationale. Et il y a un risque "probable" qu'une "attaque biologique intentionnelle" fasse son apparition dans les dix à quinze prochaines années.

Le fondateur de Microsoft prend les exemples du virus Ebola, qui a sévi en Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2015, et de la grippe espagnole qui a fait, de 1918 à 1919, plus de victimes que la Première Guerre mondiale. Mais il pense également à l'invention d'un virus à des fins "terroristes". "La prochaine épidémie pourrait provenir de l'écran de l'ordinateur d'un terroriste, en utilisant la génétique pour créer une version synthétique du virus de la variole, ou d'une autre souche de la grippe super contagieuse et mortelle", explique-t-il.

30 millions de morts en moins d'un an

Bill Gates estime qu'une catastrophe à l'échelle planétaire est "probable". "Qu'il provienne de la nature ou qu'il soit l'oeuvre d'un terroriste, les épidémiologistes disent qu'un agent pathogène qui se propage rapidement dans l'air pourrait tuer 30 millions de personnes en moins d'un an", explique-t-il.

En cas d'épidémie, les zones de guerre et autres régions instables sont les plus à risques. Là-bas, il sera beaucoup plus compliqué de traiter la population dans son entièreté. De plus, ce sont les endroits les plus probables où le virus se répandrait en premier, "comme nous l'avons vu avec Ebola en Sierra Leone et au Libéria, et avec le choléra au Congo et dans la Corne de l'Afrique", précise-t-il.

Développer plus rapidement des vaccins

Comme l'épidémie pourrait nous prendre par surprise dans les toutes prochaines années, il appelle tout le monde à s'y préparer "de la même manière que l'on se préparait à un attaque nucléaire pendant la Guerre froide. Pour lui, "le coût total de la préparation à une épidémie est estimé à 3,4 milliards de dollars par an". Autrement dit: 3,2 milliards d'euros. Or, "la perte annuelle que cela provoquerait pourrait atteindre 570 milliards", soit près de 540 milliards d'euros.

Il y a quand même une bonne nouvelle: grâce aux progrès de la biotechnologie, de nouveaux vaccins et médicaments peuvent déjà aider à prévenir la propagation des telles épidémies hors de contrôle. Mais ils ne sont pas encore suffisants. Il invite donc les États à investir rapidement dans la recherche de technologies capables de développer des vaccins en quelques mois, et non plus en dix ans comme c'est le cas aujourd'hui.

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