Histoire de dingue: un Belge a rendu un certificat médical à Daesh parce qu'il avait trop "mal au dos" pour aller combattre

C'est de plus en plus la débandade dans les rangs des combattants étrangers de Daesh. Les militants sont toujours plus nombreux à refuser de quitter le pays dans lequel ils vivent pour aller se battre en Irak ou en Syrie. Mais les excuses qu'ils sortent pour justifier leur refus sont parfois cocasses: maux de dos, de tête, de ventre...

On dirait bien que le groupe terroriste de Daesh se fait lâcher par ses combattants étrangers. Les forces irakiennes de Mossoul ont retrouvé un document que le Washington Post a pu se procurer. Il comprend une série d'informations, dont la liste des refus de combattre rendus par des soldats qui vivent en dehors de l'Irak. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne manquent pas de créativité dans leurs excuses.

Pour ne pas avoir à quitter leur pays de résidence, certains promettent en retour de commettre un attentat suicide "à la maison". Mais d'autres avancent la plate excuse qu'ils sont malades. Un Belge figure, notamment, dans le document. Il aurait rendu un certificat médical disant qu'il ne pouvait se rendre en Irak pour combattre... pour cause de "mal de dos". D'autres souffriraient de maux de tête ou de ventre. Eh oui, plus c'est gros, plus ça passe.

Un mouvement de rébellion en marche?

Le document contient les noms, photos, dates de naissance, pays d'origine et de résidence de chaque soldat de Tariq Bin Riyad, un bataillon composé principalement d'étrangers. Dans la liste, il y a en tout 14 "combattants à problèmes" qui ont refusé de se battre. Et c'est de plus en plus l'hécatombe.

Le Centre international pour le contre-terrorisme (l'ICCT) estime qu'il y a, pour l'instant, 15.000 combattants étrangers en Syrie et en Irak. Ils viennent, pour la plupart, d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d'Asie centrale, et environ 4.000 d'Europe. Mais plusieurs pays, comme la France, la Belgique et les États-Unis, ont enregistré une diminution considérable du nombre de leurs ressortissants qui partent combattre. C'est ce qu'a rapporté l'ICCT en décembre 2016. Le nombre de "returnees" augmente également de jour en jour. La plupart des soldats déçus retournent généralement vers l'Union européenne ou l'Afrique du Nord.

Le groupe terroriste attire donc de moins en moins de gens. La raison est probablement liée au fait qu'il a perdu une large partie de son territoire en Irak et en Syrie, au profit des forces gouvernementales. Mais ces pertes ne seront peut-être pas sans conséquences. Les autorités ont récemment averti que de nouvelles attaques pourraient toucher l'Europe dans un avenir proche.

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