Ce resto new-yorkais tenu par des réfugiés a doublé ses ventes depuis le décret anti-immigration de Trump

Eat Offbeat est un resto/start-up new-yorkais(e) qui travaille avec des cuisiniers du monde entier. Ces derniers préparent des plats difficiles à trouver dans la ville. Apparemment, beaucoup de gens ont eu une envie de nourriture "étrangère" depuis que Donald Trump a décrété son Muslim Ban.

Quand le président Trump a décrété que les réfugiés originaires de sept pays à majorité musulmane ne pourraient plus entrer aux États-Unis, Eat Offbeat a commencé à recevoir énormément de commandes. Y-a-t-il un lien avec le Muslim Ban? Il semblerait bien puisque ce restaurant new-yorkais est spécialisé dans la nourriture dite "ethnique". En l’occurrence, des plats du Moyen-Orient, du Népal, du Maghreb et d'Afrique de l'est.

"Tout a commencé le week-end dernier après l'ordonnance exécutive [le Muslim Ban]", déclare au magazine Fast Coexist Manal Kahi, PDG et cofondatrice de Eat Offbeat, elle-même originaire du Liban. "Dès lundi, nous avons commencé à recevoir une tonne de messages - des mails de gens demandant comment ils pouvaient nous soutenir, qu'ils avaient lu à propos de ce que nous faisions et qu'ils voulaient trouver un moyen de nous aider." En une semaine, la start-up a doublé ses ventes par rapport au mois précédent.

Eat Offbeat

Eat Offbeat embauche des chefs réfugiés talentueux pour faire de la nourriture traditionnelle et authentique qu'on ne trouve généralement pas dans les menus de restaurants américains, même dans une ville cosmopolite comme New York. Un chef népalais fait des chari bari et des momos (sorte de beignets). Un chef syrien fait une salade eech aux boulgour, tomates et oignons verts. Un autre chef irakien revisite le kibbeh, cette croquette de pommes de terre farcie au boeuf et aux oignons.

La compagnie s'est lancée il y a environ un an mais le décret anti-immigration décidé par Trump il y a quelques semaines a donné un formidable coup d'accélérateur au projet. Le vendredi 3 février, tous les 14 chefs réfugiés - dont certains travaillent généralement à temps partiel - étaient occupés dans la cuisine de la start-up, ajoute Fast Coexist. Eat Offbeat a même dû faire appel à des amis pour faire face à la quantité intenable de commandes sous laquelle elle croulait. C'est peut-être la première bonne nouvelle liée au mandat de Trump.

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