Bientôt des iPhones made in India? Apple et le gouvernement indien seraient tombés d'accord, désolé Donald Trump

Apple et le gouvernement indien seraient tombés sur un accord, selon le ministre indien des Technologies informatiques du Karnataka. Une large partie des iPhones pourrait donc bientôt être assemblée dans la capitale de cet État d'Inde du Sud. Comme la Chine - où une bonne partie des usines d'Apple sont implantées - tourne au ralenti, la marque à la pomme chercherait à s'ouvrir sur un nouveau marché.

L'Inde est "The place to be". C'est ce qu'a déclaré cette semaine le big boss d'Apple, Tim Cook, dans la presse. Après des mois de négociations, le ministre indien des Technologies informatiques du Karnataka (un État du sud), Priyank Kharge, a même annoncé à l'AFP qu'il "a un accord avec Apple". De son côté, Apple n'a pas encore confirmé la nouvelle officiellement.

Selon leur accord, la marque à la pomme pourrait commencer, d'ici la fin du mois d'avril, à assembler certains de ses iPhones dans la ville de Bangalore, un pôle technologique important dans le pays. Elle aurait obtenu le feu vert suite à différents accords fiscaux, notamment une exemption fiscale de quinze ans pour importer des composants et équipements.

Pourquoi l'Inde?

Apple se cherche depuis quelque temps de nouvelles opportunités. Une bonne partie de ses produits sont fabriqués en Chine, et le marché y tourne de plus en plus au ralenti. Au contraire, l'Inde a l'un des marchés de smartphones les plus dynamiques au monde, mais il est dominé par d'autres marques. Avec 2,5 millions d'iPhones vendus en 2016 (sur plus d'un milliard d'habitants!), Apple pèse moins de 2 % dans les ventes, selon les rapports de Counterpoint Research. Les Indiens préférant Samsung ou des marques chinoises comme Oppo.

Malgré ces chiffres, l’Inde est l’un des rares endroits du globe où l’iPhone fait encore l’objet d’une demande croissante. En plus, le gouvernement indien offre des tonnes d'avantages aux entreprises étrangères, car il veut accélérer le développement des villes et créer de l'emploi. Et puis, Apple y avait déjà ouvert en mai 2016 des succursales dans plusieurs villes, dont un centre spécialisé dans la conception d’applications iOS et un accélérateur de start-up. Alors, pourquoi s'arrêter en si bon chemin?

Dans les dents Trump

Mais il en est un à qui la nouvelle risquerait de ne pas plaire: le président américain, évidemment. Donald Trump essaye par tous les moyens de faire revenir les entreprises américaines aux États-Unis. Mais force est de constater qu'il s'y prend mal. Il compte, par exemple, augmenter les droits de douane pour rendre les importations moins rentables, et donc forcer les usines à produire sur son sol. Mais ni Apple, ni Google, ni aucun autre grand de la Silicon Valley, ne semblent céder au chantage.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est certainement la signature de son décret qui bloque l'entrée sur le sol américain aux citoyens de sept pays musulmans. Rappelons que le papa d'Apple, Steve Jobs, était le fils d'un réfugié syrien. Sans l'immigration, nous n'aurions donc pas accès à toutes les technologies que nous utilisons quotidiennement. Les patrons d'Apple, Google, Facebook, Microsoft et Uber se sont d'ailleurs unis pour adresser une lettre à Trump, afin de lui faire part de leur mécontentement.

Il fait donc, pour l'instant, mieux vivre en Inde qu'aux États-Unis pour les grandes entreprises. Après ce grand pas, Tim Cook ne compterait pas en rester là concernant l'Inde. Il a aussi annoncé cette semaine: "Nous sommes toujours en discussions sur un certain nombre de choses, y compris des magasins. Apple a pleinement l'intention d'investir considérablement dans le pays".

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