Une défaite de plus au compteur des nazis: ce café à la déco hitlérienne doit fermer ses portes

Le monde vient de prouver, si c'était encore nécessaire, que le nazisme n'a plus rien à faire sur Terre. Un bar indonésien du nom de "Soldaten Kaffee", à la déco plus que discutable, a dû fermer ses portes pour manque de clients. En voilà une bonne nouvelle!  

Portraits d'Hitler, croix gammée à foison et symboles du troisième Reich, cette déco du "Soldaten Kaffee", situé à Bandung en Indonésie, est pour le moins malsaine et glauque. Tu trouves aussi? Tu n'est pas seul à le penser puisque ce bar est déserté par le public. Du coup, il va devoir fermer ses portes. Joie!

Ce café dont le nom est tiré d'un bar de Paris très prisé des nazis pendant la guerre a déchainé les passions en Indonésie. Dès son ouverture en 2011, il s'est attiré les foudres de beaucoup de citoyens. Le patron Henry Mulyana a même reçu plusieurs menaces de morts.

Le patron avait déjà fermé son café en 2013 suite à ces menaces mais l'avait rouvert un an plus tard avec encore plus de photo d'Hitler et de croix gammées. Mais pour rendre ça moins hitlérien, il avait rajouté des photos de Churchill, de Staline et du vieux matériel de guerre rappelant juste la Seconde Guerre Mondiale.

Un patron tenace

Henry Mulyana reste serein: son bar continuera d'exister. Pour lui, il n'y a rien de grave il rouvrira un autre café encore plus grand. Son avocat s'est d'ailleurs exprimé auprès de l'AFP: "l'intérêt du public est faible car la localisation actuelle du café n'est pas stratégique". Il ajoute également que son client est en train de chercher de nouveaux investisseurs pour ouvrir un autre QG nazi, encore plus grand, près du centre de Bandung.

Pour Mulyana et son avocat il n'y a aucune raison de faire scandale: "Nous ne sommes pas des pro-nazis. Ces objets ne sont pas illégaux, nous n'aimons pas forcément Hitler, nous aimons juste les objets qui rappellent la Seconde Guerre Mondiale". Mouais, ce n'est pas parce qu'on s'intéresse à la période de ségrégation aux États-Unis qu'on a des esclaves chez soi, si?

En attendant, ils ont la communauté juive sur le dos en plus de plein d'autres associations militantes contre le racisme. Avant de pouvoir retrouver les banquettes du Soldaten Kaffe, Mulyana et son avocat vont sans doute découvrir le banc des accusés au tribunal.

Déjà lu?