La Tunisie est en état d'urgence, le gouvernement conseille de ne pas y aller mais les tour-opérateurs n'en ont rien à faire

La Tunisie n'est pas encore sûre. La semaine passée, le pays a décidé de prolonger l'état d'urgence qui avait été mis en place après les attentats de Tunis et de Sousse en 2015. Tous les voyages non-essentiels sont déconseillés par le gouvernement belge. Mais les tour-opérateurs semblent n'en n'avoir rien à faire. La destination a du succès car elle n'est pas chère pour le moment. Les Pays-Bas rappellent également que ce "n'est pas sage" d'y aller.

Le site du ministère des Affaires Étrangères belge est très clair: "En raison de la persistance d’un niveau élevé de menace terroriste dans le pays, tous les voyages non-essentiels vers la Tunisie restent déconseillés."

Mais la plupart des grands tour-opérateurs voient ça d'un autre œil. TUI ne propose plus la Tunisie mais Corendon le fait et voilà comment il vend le pays sur son site: "une destination au top pour toute la famille". Thomas Cook et Neckermann proposent également la Tunisie dans leur catalogue.

Et il y a beaucoup de réservations, elles sont même massives au Pays-Bas, alors que le gouvernement n'arrête pas de répéter que ce "n'est pas sage" de se rendre en Tunisie. "Il y a un risque plus élevé d'attentat terroriste. Aussi sur les touristes et les occidentaux. Le risque d'enlèvement est également présent", rappellent les Pays-Bas.

"Absurde" versus "Ce n'est pas assez sûr"

Steven van der Heijden, haut placé chez Corendon, trouve ces conseils de voyage absurdes: car "la chance (qu'il y ait un attentat) est aussi grande en Europe" selon lui.

Aux Pays-Bas, beaucoup de gens se jettent sur cette destination. Les offres sont attractives. Dans la plupart des cas, les prix du all in sont diminués de moitié. On peut trouver une semaine de vacances, avec l'avion, les repas et les boissons dans un quatre étoiles à partir de 400 euros.

Mais le ministère maintient ses conseils: "Ce n'est pas sûr assez en Tunisie. Le signal orange signifie qu'il vaut mieux ne pas y aller."

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