Bill Gates, Mark Zuckerberg... Ces huit milliardaires les plus riches ont autant d'argent que la moitié la plus pauvre du monde

Comme de coutume juste avant le Forum économique mondial de Davos, Oxfam rend son rapport sur les inégalités entre les riches et les pauvres. L'ONG a compilé les rapports du Crédit suisse qui gère les grosses fortunes avec le classement des milliardaires du magazine américain Forbes. Conclusion: huit personnalités possèdent à elles seules autant que 3,6 milliards d'être humains. Cela correspond à la moitié la plus pauvre du monde.

À quelques jours de l'ouverture du Forum de Davos, cette rencontre entre les "grands" de la politique et de l'économie, Oxfam a tenu à souligner le fossé toujours plus profond entre les riches et les pauvres dans le monde. Dans son rapport "Une économie pour les 99%", l'ONG reprend le classement 2016 du magazine américain Forbes et les carnets de rapport du Crédit suisse. Et elle tacle les huit hommes occidentaux milliardaires les plus riches du monde. À eux seuls, ils possèdent autant que les 3,6 milliards de personnes les plus pauvres dans le monde.

Le rapport entre les plus riches et les plus pauvres semble d'année en année de plus en plus extrême. D'après le rapport d'Oxfam, il y a six ans, le groupe des plus riches, qui avaient autant que la moitié la plus pauvre du monde, se composait de 388 personnes. Aujourd'hui, cette élite n'est composée que de huit hommes: Bill Gates (le co-fondateur de Microsoft, États-Unis), Amancio Ortega (un homme d'affaires espagnol), Warren Buffett (États-Unis), Carlos Slim Helu (Mexique), Jeff Bezos (États-Unis), Mark Zuckerberg (le fondateur de Facebook, États-Unis), Larry Ellison (États-Unis) et Michael Bloomberg (États-Unis) possèdent ensemble 426,2 milliards de dollars (401 milliards d'euros).

Lutter contre l'évasion fiscale

Oxfam demande aux gouvernements de se bouger plus pour lutter contre les inégalités. "C'est dommage qu'une petite poignée de gens puisse avoir autant de puissance, alors que une personne sur dix doit vivre avec moins de deux dollars par jour", explique son directeur Farah Karimi.

L'une des causes majeures de ce fossé est "l'impôt sur les sociétés vicieux des gens extrêmement riches et des entreprises internationales", selon Karimi. "En conséquence, de nombreux pays laissent passer des recettes fiscales. En même temps, le monde entier coupe dans les budgets de l'éducation et des soins de santé. Les gouvernements doivent faire preuve de courage politique pour arrêter l'évasion fiscale pratiquée par les multinationales et les super riches".

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