Et maintenant, Donald Trump tacle l'Allemagne: la politique migratoire d'Angela Merkel est "une erreur catastrophique"

Donald Trump a répondu hier soir à une interview du Times et du Bild. Ses propos étaient encore effrayants. Il s'est attaqué à l'Otan en la désignant comme une "organisation obsolète". Par contre, il a dit que le Brexit était une bonne chose et prédit "un grand succès". L'Allemagne en a pris aussi pour son grade: la politique migratoire d'Angela Merkel est pour lui "une erreur catastrophique".

Donald Trump a encore fait fort hier soir, avec son tact et sa finesse légendaire. Il a donné une interview aux journaux britannique du Times et allemand du Bild. Le presque Président des États-Unis devait répondre à une série de questions sur les relations futures entre son pays et l'Union européenne.

Il a d'abord déclaré que la politique d'accueil des réfugiés en Allemagne était une "erreur absolument catastrophique". La chancelière Angela Merkel n'aurait, pour lui, pas dû admettre plus d'un million de migrants. Ce n'est même pas une surprise vu la position de Trump sur les réfugiés, les Mexicains et les musulmans dans son propre pays. Il a aussi reconnu que Merkel était "de loin le chef le plus important en Europe" et que l'Union européenne était devenu "un véhicule" pour l'Allemagne.

L'Otan est une "organisation obsolète"

Trump a aussi qualifié l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (l'Otan), à laquelle les États-Unis, la Belgique et 26 autres pays participent, d'"organisation obsolète". Qu'est-ce qu'il lui reproche? D'abord qu'elle ne se soit "pas occupée du terrorisme". Mais aussi et surtout que les États membres ne payent pas leur "part" de défense commune et se reposent trop sur les Américains. "J'ai dit il y a longtemps que l'Otan avait des problèmes. En premier lieu qu'elle était obsolète parce qu'elle a été conçue il y a des années et des années [...] En deuxième lieu, les pays ne payent pas ce qu'ils devraient [...] Nous devons protéger ces pays mais beaucoup de ces pays ne payent pas ce qu'ils devraient, ceci est très injuste à l'égard des États-Unis". "Il n'y a que cinq pays qui paient ce qu'ils doivent, cinq ce n'est pas beaucoup", a-t-il critiqué.

Mais heureusement, au-delà de ces critiques, l'Otan reste "très importante à ses yeux". Il a donc l'air de s'être adouci un peu. Pendant sa campagne électorale, si tu te souviens bien, il avait annoncé qu'il réfléchirait à deux fois avant d'aider un membre de l'Otan qui se sent agressé, tant que les États-Unis ne seraient pas "raisonnablement remboursés".

Le Brexit sera un "grand succès"

Son seul mot positif pour l'Europe? Trump a prédit que le Brexit sera "un grand succès". Il a même annoncé qu'il veut conclure "rapidement" un accord commercial avec le Royaume-Uni: "Nous allons travailler très dur pour [que cet accord] soit conclu rapidement et dans les règles. Bon pour les deux parties". Le président élu entretient déjà de très bons rapports avec Nigel Farage, l'ex-chef du parti anti-immigrés et europhobe Ukip qui défend fermement le hard Brexit. Celui-ci est d'ailleurs venu le soutenir dans sa camapgne électorale.

Mais cela tranche complètement avec la position de Barack Obama, qui voulait que le Royaume-Uni se retrouve "au bout de la file d'attente" pour des accords commerciaux avec les États-Unis s'il quittait l'UE. Trump pense aussi que d'autres pays suivront l'exemple britannique et demanderont à quitter l'Union européenne, à cause de la crise migratoire.

Bref, il a, encore une fois, montré que sa politique étrangère ne serait pas du tout en phase avec celle de son prédécesseur Barack Obama. Et ça fait peur pour l'avenir.

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