Et maintenant, c'est la Chine qui pense que Pokémon Go est dangereux pour la sécurité publique... six mois après sa sortie

Le gouvernement chinois n'aime pas Pokémon Go et continue de le faire savoir... six mois après sa sortie! L'administration en charge des médias vient d'estimer que le jeu présente un risque trop important pour la sécurité nationale et pour la protection de la vie privée. Un autre problème est qu'il utilise les services de Google Maps... qui est lui-même censuré sur le sol chinois.

Depuis que Pokémon Go a fait son apparition cet été, les recherches scientifiques (et d'autres moins scientifiques) abondent. Si le jeu est un énorme succès pour ses millions de gamers, il est aussi pas mal critiqué. Chasser des Pokémons serait excellent pour ta santé, et puis finalement pas tant que ça. Les dresseurs sont tous imprudents, se retrouvent dans des endroits interdits comme des bases militaires et se mettent en danger. Il est vrai que plusieurs accidents ont déjà eu lieu, et certains ont été mortels.

À cause des nombreux incidents, la Chine a décidé de ne pas autoriser le jeu à l'intérieur de ses frontières. Selon Reuters, l'administration publique en charge des médias (le "China’s State Administration of Press, Publication, Radio, Film and Television") estime que les Pokémons ont "un haut niveau de responsabilité dans la sécurité nationale". Pokémon Go et tous les autres jeux en réalité augmentée ne recevront pas de licence avant d'avoir "soigneusement évalué" les risques pour la sécurité publique. Les Chinois devront donc continuer à jouer à "City Elves Go", sa version asiatique.

Un problème avec Google Maps?

En plus des accidents, les Chinois pointent les risques liés au radar de géolocalisation qui te permet de te localiser sur la carte et d'estimer la distance qui te sépare des Pokémons et PokéStops. Pour l'administration chinoise, cela représente une "menace pour la sécurité des données géographiques, pour le transport et la protection des consommateurs". Car Pokémon Go utilise Google Maps pour suivre tes déplacements... et il est, comme tous les services de Google, bloqué sur le territoire chinois. C'est peut-être ça le vrai problème!

La guerre contre les Pokémons n'est donc pas terminée. En août, l'Iran avait déjà interdit le jeu pour les mêmes "raisons de sécurité". Mais six mois après la sortie de l'application, n'est-ce pas un peu too late de la part des Chinois?

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