La Russie aurait des informations "personnelles et financières" sur Trump pour le faire chanter

Les services secrets russes, le FSB, auraient des informations "personnelles et financières" à propos de Donald Trump pour faire pression contre lui. Ces données proviendrait d'un ancien agent d'espionnage britannique. La Russie a démenti ces accusations, tout comme le futur président américain.

C'est une information explosive qui sort juste avant la première conférence de presse officielle de Donald Trump. La Russie affirme détenir des informations personnelles et financières compromettante sur le futur président. Le document fait 35 pages et se compose d'une série de notes qui couvrent la période du 20 juin au 20 octobre 2016. Le rapport comprend également une liste de deux pages indiquant que les Russes ont des informations incriminantes à propos de Trump. Le Kremlin aurait aidé Trump pendant au moins cinq ans, dans le but d'encourager "des divisions dans l'alliance occidentale" selon le Guardian.

Le document énumère également en détails les réunions qui ont eu lieu entre des gens qui travaillaient sur la campagne électorale de Trump et les membres du service secret russe. Des informations auraient été constamment échangées entre les collaborateurs de Trump et les employés du gouvernement russe selon deux sources des services secrets.

Un ancien agent d'espionnage britannique

"Le FSB a, grâce à ses activités à Moscou, assez d'informations sur Trump pour le faire chanter" écrit la source dans le mémo. Ces informations ont été montrées à Trump ainsi qu'à Obama la semaine passée. Le futur président, Donald Trump, a réagi dans un tweet: "Fake news - c'est une chasse aux sorcières politique". Le FBI enquête actuellement pour voir si elles sont fiables mais ils voulaient mettre Donald Trump au courant de ces informations. Les Russes auraient des dossiers compromettants sur les deux partis, démocrate et républicain, mais pour le moment, il n'avait lâché que les dossiers qui concernaient Hillary Clinton et l'affaire des mails.

CNN affirme que c'est un ancien agent d'espionnage britannique qui est à la source de ces révélations. Toujours selon CNN, le 9 décembre, le sénateur John Mc Cain aurait donné une copie des mémos au patron du FBI, James Comey. Ces informations n'ont pas été vérifiées et le FBI enquête actuellement pour voir si elles sont fiables.

À 17h, Trump tiendra sa première conférence de presse. Les sujets attendus étaient des questions sur la Russie, l'Obamacare, sur la nomination de son beau-fils comme un "conseiller principal" et les nominations de la Cour suprême. Mais toutes ces questions seront probablement reléguées au second plan avec ces nouvelles informations.

La Russie dément, Trump aussi

Les réponses à ses accusations ont été rapides. Le Kremlin a démenti et a parlé de "falsification total" pour pourrir les relations entre Moscou et Washington. Et le principal intéressé s'est aussi lâché sur Twitter au saut du lit.

Trump a balancé une série de tweets dans lesquels il se défend. Il parle d'abord du rapport "très injuste" de BuzzFeed, qu'il a qualifié de site fabriquant des "fake news". Il assure qu'il n'a "rien à voir" avec la Russie (le tout écrit en majuscules, svp), qu'il n'a pas eu besoin d'elle pour "gagner facilement" l'élection (coucou Hillary). "Les agences de renseignement ne devraient jamais autoriser ces fausses nouvelles "fuites" publiquement. C'est un dernier coup contre moi. Vivons-nous dans l'Allemagne nazie?" a-t-il ajouté. Toujours dans la demi-mesure.

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