Fumer coûte bien plus que ce que rapporte une taxe, alors pourquoi le gouvernement décourage-t-il le meilleur moyen d'arrêter?

analyseL'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le National Cancer Institute viennent de rendre un rapport édifiant: le nombre de morts provoqué par le tabac va augmenter de 6 à 8 millions chaque année jusque 2030. Et ce n'est pas tout: les gouvernements sont effrayés par le fait de mettre en place une action efficace qui pousse les gens à arrêter de fumer. Ils privilégient à la place des taxes qui limitent l'impact économique du manque à gagner pour l’État. La politique sur l'e-cigarette dans notre pays en est le parfait exemple. 

Effective la semaine prochaine, la nouvelle réglementation sur les cigarettes électroniques fait tout pour dissuader leur utilisation. Pourtant, de nombreux scientifiques et professionnels de la santé ont un avis contraire: la cigarette électronique est le meilleur moyen pour arrêter de fumer.

"En diabolisant la cigarette électronique comme ils le font pour le tabac, les associations anti-tabac et les gouvernements empêchent la possibilité de sauver des millions de vies". Tel est le point de vue d'un des deux principaux enquêteurs habilités par le gouvernement britannique pour réaliser une étude sur la cigarette électronique.

Cette étude de 113 pages, publiée par le Service britannique de la Santé, détruit absolument tous les arguments généralement mis en avant par les opposants à la cigarette électronique. Le rapport montre en effet clairement que l'e-cigarette est 95% de fois moins dangereuse pour la santé qu'une cigarette traditionnelle.

Dans sa conclusion, le rapport va même plus loin: "il n'y a aucune preuve que la cigarette électronique encourage les gens à fumer", cela vaut autant pour les enfants que pour les non-fumeurs. Le nombre de fumeurs qui ont commencé par la cigarette électronique et qui se sont mis au tabac ne s'élève qu'à 1%.

Sept fois plus de chance

La cigarette électronique affiche le plus haut taux de réussite parmi les moyens de dissuasion. Et ce taux est particulièrement spectaculaire: médicaments, patchs, chewing-gums, psychologues, tous sont battus à plate couture par la cigarette électronique avec 70% de succès contre 10% en moyenne. Sept fois plus efficace donc!

Néanmoins, les gouvernements trouvent tous les moyens pour décourager l'utilisation de la cigarette électronique. La question qui nous vient alors à l'esprit: les autorités veulent-elle vraiment pousser les gens à arrêter de fumer? Le récent rapport de l'Organisation mondiale de la Santé et du National Cancer Intitute tend à nous prouver le contraire.

Le dommage économique causé par le tabac, comprenant toutes les dépenses en matière de santé, coûte à l'échelle mondiale 1.000 milliards d'euros par an. C'est quatre fois plus que le montant de 253 milliards que payent les contribuables chaque année et qui partent en fumée.

Les enquêteurs voient bien que les coûts économiques augmentent . C'est en partie dû au fait que les ressources de nos gouvernements sont mal utilisées.

Une raison à cela? Les autorités ont peur qu'un arrêt massif du nombre de fumeurs ait un impact économique trop important. Mais selon les chercheurs, cela n'est pas justifié: "Cette étude apporte la preuve que l'utilisation efficace de la prévention est, autant d'un point de vue économique que par rapport à la santé publique, plus judicieux".

Lobby

Pendant ce temps-là, le lobbying contre la cigarette électronique continue à un rythme soutenu. On ne pourra désormais plus s'acheter son matériel sur internet, tout est fait pour que la "vap" soit considérée comme la cigarette traditionnelle. C'est quand même bizarre. L'alcool fort, par exemple, crée des ravages sociaux qui sont dix fois supérieurs à ceux causés par les drogues illégales dans notre pays, des drogues que l'on peut notamment trouver sur internet.

Les médias traditionnels poursuivent pourtant leur combat en braquant les projecteurs sur les dangers de la cigarette électronique. Un exemple? Il y a quatre cents fois plus de batteries de smartphone qui ont explosé l'année dernière par rapport aux batteries de cigarette électronique. En plus, c'est un problème qui est plus causé par un défaut de fabrication des batteries que par la cigarette en tant que telle.

Sous le titre: "Cela semble être un bon moyen d'arrêter, mais la cigarette électronique est-elle si bonne pour la santé?", un journal renommé s'appelant comme tel, a publié un article plein de demi-vérités, et s'appuyant sur des études financées par l'industrie pharmaceutique.

Inutile de rappeler ici que l'industrie pharmaceutique est l'un des plus puissants lobby au monde. Et, vous le savez, ils sont totalement opposés à la cigarette électronique.

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