Le "non" italien semble avoir plus d'impact sur les marchés boursiers que Trump

Le "non" italien au référendum de hier, qui a mené à la démission du Premier ministre Matteo Renzi, menace de coûter cher, en argent et en confiance, aux marchés boursiers et aux investisseurs. Les cours de bourse en Asie tombent. Les marchés européens devraient voir s'évaporer des milliards en valeurs boursières aujourd'hui. L'euro a bien accusé le coup.

En fait, cela a commencé déjà vendredi, quand il s'est avéré que le référendum italien sur les changements à la Constitution - mais en fait plutôt sur la politique europhile de Renzi et la position de l'Italie dans l'Union européenne - verrait la victoire du "non".

Les marchés boursiers ont terminé la semaine en mode mineur et ce sont surtout les actions bancaires qui ont accusé le coup. Sur le marché des changes, l'euro tournait autour de 1,065 dollars, en attente des électeurs italiens et de leur "oui" ou "non" aux réformes politiques.

Euro: down, down

Hier soir, lorsque les premiers résultats ont montré un "non" clair, l'euro a baissé fortement, de 1,065 à 1,052. L'euro s'est retrouvé à son niveau le plus bas en 20 mois. Sur le marché des changes, une période d'incertitudes s'annonce pour l'économie italienne et le secteur financier. L'ouverture s'est faite à la baisse et les cours ont chuté. Les actions bancaires surtout devraient accuser le coup aujourd'hui.

L'Asie: en perte

En tous les cas, les Italiens ont tiré les bourses d'Asie vers le bas. L'index Nikkei au Japon a terminé quasi 1% plus bas et à Hong-Kong aussi, il y a eu des pertes.

L'Italie est la troisième plus grande économie de la zone euro et son secteur bancaire est fragile. Il traîne avec lui un portefeuille de 360 milliards de prêts à des entreprises et à des particuliers qui ne peuvent être recouverts. Ces banques ont du coup besoin d'urgence de capital frais pour se renforcer.

Avec le "non" et la perspective de nouvelles élections, les investisseurs sont un peu frileux à l'idée d'aller remettre de l'argent dans ces banques. Le cours des actions bancaires s'est donc affaibli davantage et, du coup, attirer des fonds devient plus pénible et, surtout, plus cher.

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