Les chiffres font mal: la Belgique a eu un manque à gagner de 2,4 milliards d'euros à cause des attentats

C'est un chiffre qui fait mal et qui confirme l'impact économique des attentats de Paris et Bruxelles: entre le 15 novembre 2015 et le 15 novembre 2016, la Belgique a connu un manque à gagner de 2,4 milliards d'euros. Ce qui correspond à 0,57% de croissance en moins pour le pays. De quoi expliquer pourquoi la croissance belge est inférieure à celle des autres pays européens.

"Les dégâts sont plus importants que prévu", reconnaît dans De Tijd Peter Timmermans, l’administrateur délégué de la Fédération des Entreprises Belges (FEB). La FEB a tenté de chiffrer l'impact des attentats sur l'économie belge depuis un an. Et la facture est salée puisque le pays aurait connu un manque à gagner de 2,4 milliards d'euros entre le 15 novembre 2015, deux jours après les attentats de Paris, et le 15 novembre 2016.

8.000 à 9.500 emplois en moins

Certains secteurs de l'économie ont été plus touchés: c'est le cas de l'hôtellerie, du commerce, de l'événementiel et du transport aérien. Ces attentats ont aussi eu un impact sur le secteur de l'emploi: à en croire la FEB, 8.000 à 9.500 emplois supplémentaires auraient pu (ou dû) être crées dans le secteur privé sans ces attaques. Le gouvernement a de son côté dû augmenter ses dépenses en santé ou en sécurité, ce qui n'était pas prévu. Malgré tout, les secteur les plus touchés repartent de l'avant depuis quelques mois et l'optimisme est de rigueur du côté de la FEB. Même si l'impact de ces attentats sur l'économie fait mal.

"Même si l'on ne peut pas envisager ces données de manière hermétique, cela veut dire que la Belgique aurait dû connaître une croissance de 2%, un taux dans la moyenne des pays de l'Union. Au lieu des 1,3 à 1,4 % qui s'annoncent", explique Peter Timmermans, selon qui ces chiffres expliquent pourquoi la croissance belge n'a pas décollé cette année. "Dans le débat autour de la croissance belge, jugée inférieure aux autres pays européens, l'on semble avoir oublié cette dimension importante. Même notre gouvernement invoque peu cet argument. Il est pourtant non négligeable."

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