Fillon s'en tire plutôt bien, vraiment très bien et Sarkozy plie bagages

Et pan dans les dents: François Fillon l'emporte haut la main, Nicolas Sarkozy se fait piler et plie bagages, Alain Juppé décroche la deuxième place, de loin. Autrement dit, l'ex-président se fait passer sous le nez par celui qui était alors son plutôt discret Premier ministre. Et, au second tour, dimanche prochain, Fillon sera donc face à Juppé.

François Fillon sort grand vainqueur de cette primaire: avec 43,07% des votes, il est loin devant Alain Juppé, à la deuxième marche du podium avec 27,08%. Ces deux Républicains se feront face au deuxième et dernier tour de la Primaire du centre-droit, dimanche prochain. Et celui qui sortira vainqueur affrontera le reste de l'échiquier politique - la gauche, l'extrême-droite - au printemps prochain.

Une fois les résultats connus, les perdants devaient se rallier à l'un ou l'autre candidat. Bruno Le Maire a annoncé rapidement qu'il serait derrière Fillon. Nicolas Sarkozy de même, alors qu'il faisait son au-revoir, s'inclinant devant la raclée qu'il venait de prendre. L'ancien président semble d'ailleurs prêt à mettre entre parenthèses la vie politique.

Après le dernier débat télévisé, Fillon était reparti en tête dans les sondages. Cette avance se confirme donc. Il a apparemment une vision plutôt conservatrice des questions de société mais un agenda économique qui se veut libéral.

À quoi elle sert cette Primaire?

C'est une première: aujourd'hui, Les Républicains (LR), le Parti chrétien-démocrate (PCD) et le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), donc le centre et la droite français élisent leur candidat, ou leurs deux candidats les plus probables, à l'élection présidentielle du printemps 2017. Le turnover aura été conforme aux attentes les plus optimistes: près de quatre millions de personnes se sont rendues aux urnes.

Dimanche prochain, il y a un second tour entre les deux vainqueurs de ce soir. Celui ou celle qui l'emportera dimanche et dans une semaine s'opposera à la gauche et à l'extrême-droite de Le Pen aux présidentielles prochaines.

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