Bpost et PostNL vont donc peut-être quand même bien fusionner et viser l'e-commerce

Ça a un petit air de déjà vu mais ce coup-ci, ce serait pour de bon: bpost et PostNL pourraient bien fusionner, bpost a confirmé dans un communiqué de presse vouloir reprendre PostNL. Bpost a retravaillé son offre. La fusion donnerait lieu à 3.600 nouveaux jobs, grâce au développement de l'e-commerce.

On a déjà entendu ça quelque part: au printemps, bpost et PostNL avaient voulu fusionner. Une fuite dans les médias plus tard, l'affaire avait capoté. Cette fois-ci, bpost rattaque avec une offre qui a changé: avant, bpost offrait de cinq à six euros par action. Les Belges sont maintenant prêts à payer plus pour PostNL, mais de combien, on l'ignore. Cette fois-ci, comme au printemps, il y a une fuite: c'est un bureau de relations publiques qui a laissé fuiter par accident l'information, dont un journal néerlandais s'est emparée. Ce matin, bpost a confirmé ses intentions dans un communiqué de presse, en parlant d'une "approche amicale".

Ce qui va changer

La fusion ne devrait pas donner lieu à une vague de licenciements: il n'y aurait pas tellement de doublons entre les deux entreprises du Benelux.

Par contre, pour le moment, bpost appartient à l'état belge, qui détient la majorité de ses parts (50% + une action). Avec la fusion de bpost et de PostNL, l'état belge ne sera plus propriétaire: ses parts dégringoleraient à 38,5%.

Ça, ça change la donne pour les travailleurs, qui craignent de perdre certains de leurs acquis au passage. Les syndicats risquent donc bien de grincer des dents, même si ils ne s'opposent apparemment pas à la fusion.

Ce n'est pas la seule chose qui va changer: Bpost, en fusionnant avec PostNL, serait la quatrième force postale européenne. Et 3.600 jobs devraient résulter de cette fusion, 1.800 dans chaque pays. Un nouveau centre d'innovation devrait faire son apparition aux Pays-Bas.

E-Commerce

Ces nouveaux jobs devraient être liés au développement de l'e-commerce. Cela explique du coup pourquoi le ministre concerné, Alexander De Croo (Open Vld), a tellement lutté au sein du gouvernement pour rendre le travail de nuit plus souple, de façon à ce que la Belgique puisse concurrencer les Pays-Bas.

PostNL a maintenant 10% du marché des colis en Flandre, est numéro un aux Pays-Bas et deux en Allemagne et en Italie. Toute la question maintenant, est de savoir si l'Europe approuvera comme ça cette fusion. Bpost pourrait se voir obligé de vendre une partie par exemple.

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