Tu ne vas pas le croire mais le gouvernement germanophone s'en mêle et "ne donne pas son feu vert au CETA"

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Comme si le feuilleton autour de l'accord de libre-échange entre le Canada et la Belgique, le CETA, n'était pas encore assez compliqué, le gouvernement germanophone s'en mêle. Pour conclure le CETA, toutes les communautés de Belgique doivent donner leur feu vert, sinon l'accord ne passe pas. La Wallonie bloque, nous le savons depuis longtemps. Mais maintenant, le gouvernement germanophone aussi.

Tremblons! D'Eupen, l'épicentre de la communauté germanophone (76.000 hommes, moins que la ville de Namur), est tombé un communiqué sur le CETA. Cet accord de libre-échange entre 500 millions d'habitants en Europe et le Canada, où il y des dizaines de jobs à gagner. Et cet accord, qui doit être approuvé par les 27 États membres de l'Union européenne, résulte de discussions qui ont duré plus de sept ans.

Oliver Paasch, le ministre-président germanophone, a fait savoir dans un communiqué de presse qu'il n'avait pas donné les pleins pouvoirs au ministre des Affaires étrangères pour la signature du CETA. La Communauté germanophone a déclaré: "Nous notons que la Commission européenne a fait, ces dernières semaines, d'importantes concessions qui vont dans la bonne direction. Les conditions qui avaient été fixées par la Communauté germanophone sont globalement remplies".

La Communauté germanophone a son mot à dire grâce à la répartition des compétences. Cette répartition a été faite à la demande des entités fédérées, avec en premier lieu la Flandre. Aujourd'hui, une communauté de 76.000 personnes peut théoriquement prendre en otage toute l'Europe . Mais ça n'ira probablement pas jusque là.

Rien n'est acquis du côté des germanophones car "le feux n'est pas encore vert". Mais d'après Paasch, l'accord sur le CETA serait "dans l'intérêt du pays". Selon lui "un accord est à portée de main". Mais le ministre-président germanophone ne veut pas laisser pas tomber son collègue, le ministre-président Paul Magnette (PS) : "L'Union européenne doit laisser le temps nécessaire aux entités fédérées de trouver une solution".

La presse internationale n'a donc pas besoin d'aller camper à Eupen.

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