150 nouvelles smart-caméras de surveillance devraient être installées dans Bruxelles pour 2018

La Région bruxelloise va investir dans la surveillance intelligente. Pour 2018, 150 smart-caméras devraient être installées dans les rues de la capitale. Ces appareils identifient instantanément des numéros de plaques suspectes, retiennent quels véhicules ont franchi les limites de vitesse et détectent les voitures polluantes.

Au nom de la sécurité, les villes d'aujourd'hui investissent toujours plus dans les systèmes de surveillance. Bruxelles n'échappe pas à la règle. En avril 2016, la Région bruxelloise a décidé que pour 2018, la ville serait équipée de 150 caméras ANPR.

Le système ANPR (Automatic Number Plate Recognition) est un système de reconnaissance de plaque d'immatriculation. Ce système ne filme pas les têtes, mais il détecte les détails problématiques. Comme on peut le lire sur le site du fabricant Rauwens, "le système ANPR nous signale un véhicule suspect plusieurs secondes à l'avance, ce qui nous permet d'anticiper la situation."

Vitesse, pollution et sécurité

Les caméras ANPR ont plusieurs utilités. Elles peuvent servir simplement à détecter les excès de vitesse tout comme elles peuvent signaler les voitures trop polluantes ou encore les véhicules qui ne seraient plus en ordre administrativement. Et surtout, ces caméras savent repérer des véhicules recherchés par la police au milieu de milliers de voitures.

Ces caméras intelligentes sont liées à des bases de données. En piochant dedans, les caméras peuvent en quelques secondes signaler le passage d'une plaque fichée. Interrogé par BRUZZ, Eric Laureys, porte-parole de la Secrétaire d’État à la Région bruxelloise Bianca Debaets (CD&V) a expliqué que les premières caméras ANPR seront installées cette année dans le tunnel Leopold II (oui, celui qui était en travaux une partie de l'année).

Perception des amendes

Mais ne nous leurrons pas. Ces caméras ont deux objectifs: pouvoir dire que Bruxelles est une smart-city (une ville intelligente du futur) et le pognon. Avec ces caméras, les amendes vont pleuvoir sans qu'on ait à payer le moindre contrôleur. Il faudra juste mettre en place un centre de traitement automatique des amendes. Qui, lui, coûtera cher.

Avec un prix moyen allant de 5.000 à 6.000 euros la pièce, la Région bruxelloise va devoir lâcher un total de près de cinq millions d'euros. Trois millions iront à l'achat du matos et à la pose des caméras et les deux millions restants iront à la création du centre de traitement des données.

Où et comment?

Où seront installées ces caméras, la Région elle-même ne le sait pas encore. Une étude va être réalisée pour le savoir. Actuellement, on compte déjà plus de 3.000 caméras de surveillance dans Bruxelles, STIB et police réunies. Le problème, c'est que les différents districts ne se partagent pas leurs vidéos entre eux.

Du coup, une plateforme régionale devrait être mise en place, organisée par Bruxelles Prévention et Sécurité (BPS) afin de coordonner les différents services entre eux. La STIB et trois des six zones de police semblent déjà prêtes à utiliser la plateforme mais un obstacle juridique bloque actuellement le lancement de la plateforme: le Conseil d'État questionne la base légale de toute cette histoire.

En attendant, la Commission bruxelloise de contrôle s'est ajoutée à l'affaire pour superviser tout ce qui concerne les échanges d'informations et les questions de confidentialité. Cette Commission a été fondée en 2014 par le Parlement bruxellois pour contrôler les échanges des données et les traitements d’images, notamment en matière de vidéosurveillance.

Source: BRUZZ

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