True Street Art

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Depuis maintenant quelques semaines, vous l’aurez peut-être remarqué, des fresques explicites voient le jour un peu partout à Bruxelles. Dernier dessin en date, la représentation d’un anus sur un pan de mur près de la place Sainte-Catherine où l’auteur a détourné la publicité Zanussi, la célèbre marque d'électroménager. Il n’en fallait pas plus aux journalistes pour relancer la polémique.

Certains s’en amusent éblouis par l’audace d’autres y voient des œuvres déplacées voire même vulgaires mais au fond n’est-ce pas l’essence même du Street Art que d’égayer les murs de la ville, que de susciter la controverse en offrant des œuvres au grand public même s’il n’en comprend pas la démarche artistique ?

Alors que le collège de la Ville de Bruxelles s’est prononcé pour laisser la fresque de la pénétration située rue des Poissonniers, le collège saint-gillois présidé par Charles Picqué a quant à lui décidé de faire disparaître le pénis géant situé près de la barrière de Saint-Gilles au profit d’une autre œuvre sûrement plus légère mais beaucoup y voit là une forme de censure.

D’ailleurs ce choix a suscité un vent de contestation parmis les sympathisants de la fresque jusqu’aux politiques comme le conseiller communal à Saint-Gilles et député Ecolo, Alain Maron, pour qui ces fresques représentent "la vitalité culturelle de la ville, sa capacité à s’interroger et à sortir des sentiers battus" ou encore la secrétaire d’État à la Propreté en région Bruxelloise, Fadila Laanan, interrogée sur la question de l'effacement de la fresque répondra : "Pour moi c’est une décision castratrice pour la culture. C'est dommageable".

Quoi qu’il en soit à Bruxelles, le Street Art fait parti intégrant du patrimoine culturel que l’on aime ou pas, c’est l’expression d’une ville en mutation constante où les œuvres par nature éphémères sont destinées à disparaître et d’autres à voir le jour.

Il ne reste plus qu’à attendre que notre artiste masqué remette le couvert pour voir à nouveau Bruxelles rentrer en effervescence.