Delhaize peut garder son "choco"... Même s'il ne contient pas de chocolat!

Ferrero a perdu une double bataille contre Delhaize. Deux points dérangeaient la société italienne détentrice de la marque Nutella: le fait que Delhaize utilise le terme "choco" alors que son produit ne contient pas de chocolat et sa campagne de communication contre l'huile de palme.

Le groupe alimentaire Ferrero voulait imposer des astreintes à Delhaize allant jusqu'à 100.000 euros par infraction, relate le journal L'Écho. Il voulait également que le jugement soit rendu public.

Or le verdict, rendu par le tribunal de commerce francophone de Bruxelles, vient de tomber: Delhaize pourra encore utiliser le mot "choco" pour nommer sa pâte à tartiner aux noisettes. Étonnant, quand on sait qu'il n'y pas de chocolat dedans! En fait, tout est une question de terminologie.

Comme l'explique L'Écho, selon les juges, le mot "chocolat" n'est utilisé ici que pour donner "une indication sur le goût ou la saveur de la pâte à tartiner" de Delhaize. Delhaize n'est donc pas tenu d'inclure le chocolat comme ingrédient. De plus, le mot "choco" dans le langage courant est un diminutif de "chocoladepasta", considéré comme une pâte à tartiner faite de sucre, d'huile végétale et de poudre de cacao.

Delhaize anti huile de palme? `

Ferrero menait une deuxième bataille contre Delhaize. En effet, le groupe se sentait directement visé par sa campagne de communication contre l'huile de palme. Et il craignait pour sa réputation! Car selon Ferrero, dans les mentalités des consommateurs, le Nutella est associé à l'huile de palme. Or c'est un des produits phares du groupe italien. Le groupe jugeait donc la campagne de Delhaize "dénigrante, trompeuse ou mensongère", comme le mentionne l'Écho. Mais le tribunal lui a donné tort.

Selon Ferrero, Delhaize instillait aussi un sentiment de crainte dans sa campagne et "se livrait à des allégations environnementales trompeuses, ainsi qu'à des allégations nutritionnelles et santé interdites", note L'Écho. C'est pourquoi, Ferrero souhaitait que le tribunal oblige Delhaize à supprimer certaines de ses communications.

Au final, les juges ont estimé que l'association que font les consommateurs entre le Nutella et l'huile de palme et la méfiance qui en découle ne sont pas nécessairement dues aux publicités de Delhaize. Ils ont donc à nouveau donné tort à Ferrero. "Delhaize n'a jamais tenu de propos dénigrants à l'égard de Nutella", ont conclu les juges, selon L'Écho. La demande de Ferrero était "recevable, mais non fondée".

Source: L'Écho

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